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Civilisation de La Tène Reconstitution d'une maison gauloise à Chasseny, Aisne. Document Hachette - ASAVA
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Les plus anciennes traces d'occupation humaine
Les plus anciennes traces d'occupation
humaine se situent en Afrique et remontent à plus de
2 millions d'années. Elles consistent en des restes
de repas associés à des outils. Les premiers vestiges de
foyers ont 700'000 ans, et les préhistoriens peuvent
affirmer qu'au paléolithique des huttes de branchages ou
de peaux, des murets, soutenant parfois des perches, des abris
faits d'os ou de défenses de mammouth ont été
construits. Ils constatent aussi la présence de diverses
sortes d'habitations, enterrées ou non. Si l'on
retrouve souvent les vestiges d'activité humaine dans des
abris sous roche ou des grottes, c'est qu'ils y ont
été mieux conservés qu'ailleurs et qu'ils y
sont plus faciles à repérer, mais les cavernes
n'étaient qu'une amélioration, un
«double-toit», de l'abri.
L'environnement choisi par les
chasseurs-cueilleurs est celui qui offre des ressources
alimentaires; celles-ci peuvent être suffisamment abondantes
pour permettre un habitat durable. Les vestiges du
paléolithique font apparaître des aires organisées
vraisemblablement autour d'une unité d'habitation, le
plus souvent circulaire ou ovale. Il existe déjà à
cette époque des regroupements de plusieurs foyers, dont on
n'a pu déduire ni les attributions exactes ni un mode
d'organisation sociale. Les maisons du natoufien, datant
de 10'000 avant notre ère, sont disposées en
villages.
Diversification des abris au Néolithique
Avec le processus de
néolithisation
apparaissent une grande variété de traits culturels, qui
vont différencier les modes de vie et les habitats
d'hommes de plus en plus nombreux et
sédentaires.
La vie se transforme alors complètement.
Les tâches se diversifient avec l'apparition de techniques
nouvelles telles que la vannerie, la céramique, bientôt
la métallurgie. Les groupements d'habitations, dont les
espaces commencent à se diversifier, se complexifient. Les
silos, les réserves apparaissent, puis les échoppes, les
ateliers. Les pièces uniques ovoïdes sont souvent
remplacées par des maisons quadrangulaires.
On peut déjà distinguer, au
néolithique, les maisons d'argile de type balkanique et
les maisons de bois de type danubien, ou des architectures de
pierre comme celles de Skara Brae, dans les Orcades (au nord de
l'Ecosse). Au-delà des différences régionales et
malgré la coexistence de diverses formes d'habitat
- de la ferme isolée à
l'agglomération de plusieurs dizaines de maisons -,
on constate que, à partir du IV
e
millénaire, les hommes construisent
des dispositifs de défense et choisissent des sites
naturellement protégés (hauteur, méandre d'une
rivière).
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